L'habit reste avant tout très fonctionnel. Il devient plus «riche» a l'occasion des fêtes. Le costume change également d'une région a l'autre et parfois même d'un village a l'autre. Un détail peut révéler la provenance de celui ou de celle qui le porte. La façon dont la femme porte la coiffe montre non seulement son origine géographique mais aussi sa situation sociale, ainsi que les différentes périodes et événements de sa vie. Depuis de nombreuses années, des chercheurs et des groupes d'arts et traditions populaires s'emploient a donner une image plus authentique du costume grâce a des collectes.
Ces tisserands produiront également du droguet, un tissu à trame de laine et chaîne de chanvre très employé pour les vêtements. Le drap reste l'autre étoffe utilisée. Le drap de laine plus répandu est teint en gros bleu. On en tire des vestes, des pantalons et des gilets. Mais certains documents mentionnent aussi du drap marron, gris, beige ou noir.
A partir du milieu du XIXème siècle, la paysannerie commence à utiliser des textiles variés produits par des manufactures: coton, coutil, sergé, flanelle, calicot, indienne, velours, incarnat ou circassienne qui pénètre dans les campagnes par le biais du colportage ou du commerce effectué par les marchands installés dans les villages.
Le choix de la couleur dépend de la mode, mais aussi des goûts des individus, des spécialités produites par les tisserands et les teinturiers locaux.
A partir des années 1980, influencé par les modes bourgeoises et urbaines, le vêtement perd son caractère régional et tend vers une uniformisation. Seule la coiffe résiste, encore largement portée en 1914.